Parce qu’il s’agit d’un tabou majeur de l’humanité, le cannibalisme a été l’un des sujets favoris du cinéma d’épouvante, à tendance gore. La transgression, fer de lance du genre y est exploitée à son paroxysme.
Parmi les plus grands chefs d’œuvre en la matière, Cannibal Holocaust, de Ruggero Deodato, fait scandale, dès sa sortie, en 1980, par son réalisme insoutenable montrant des reporters italiens dévorés par des indiens amazoniens. La légende dit même que pour accroître le caractère sulfureux du film, il y aurait eu au moins deux décapitations de singe non simulées…Il faut dire qu’à l’époque, les défenseurs des animaux n’avaient pas réellement leur mot à dire.
Dans 28 jours plus tard, de Danny Boyle, à l’instar de Rage de David Cronenberg, les personnes prises d’une frénésie sanguinaire sont atteintes par le virus, elles sont donc d’une certaine manière ‘excusées’. Il faut regarder La colline a des yeux de Wes Craven ou encore Détour mortel de Rob Schmidt pour voir de l’anthropophagie, du cannibalisme gratuit. Avis aux amateurs !

Les décapitations ne sont pas une légende, c’est bien réel malheureusement.